Accueil

Bienvenue sur  LE MUSEE DU CANTONNIER

Histoire d’une passion. 

 *Historique :

Tout commence en 1978 où je quitte le monde de l’hôtellerie pour rentrer à la D.D.E. de Haute -Savoie comme agent d’exploitation autrement dit : "simple cantonnier".

Issu d’une famille plus que modeste, d'un tempérament voyageur, j’aimais être au contact de la nature, vivre dehors, au grand air, simplement.

 *Le domaine de la route Un métier dont j’avais tout à apprendre…

Très manuel, ce travail aux multiples facettes me convenait parfaitement.

Mais j’ignorais qu’il allait m’apporter autant d’épanouissement, de plaisir à être au service de l’usager, à ouvrir la route par tous les temps et à n’importe quelle heure. A devenir en quelque sorte un "pompier de la route".

 Un métier qui allait aussi m’apporter une autre passion : celle de collectionner les objets qui retracent le passé de cette route que l’on emprunte chaque jour, qui nous emmène à l’autre bout du monde...En effet, un jour l’ordre nous est donné de débarrasser un vieux hangar de cantonnier. Là, je découvre des vieux panneaux, des vieilles lanternes et quelques vieux clous de passage piétons* (voir paragraphe ci-après). Fasciné par ces objets, je décide de garder les plus beaux, avec dans la tête l’idée d’en faire un "emblème" sur la façade de notre dépôt. Au fil des années, ces trois panneaux, ces trois lanternes à pétrole, ces quelques clous que j’avais soigneusement nettoyés et restaurés, sont devenus le centre d’une collection qui ne cesse de s’agrandir.

*Une passion qui déferle en moi :

Depuis ce jour, pendant mes vacances, mes balades, mes trajets à pied, en voiture, en moto, le long des routes, mes yeux scrutent chaque recoin, je ne cesse de chercher de nouveaux objets. J'ai même un vieux panneaux découvert par hasard lors d'une plongée (une autre de mes passions) et que j'ai remonté du fond d'un lac.

 Mais je compte aussi sur vous… N'hésitez pas, contactez-moi ! 

*Différents objets :   

 Cette collection compte à ce jour entre 500 et 600 objets, qui vont de la musette de cantonnier avec son "livret de cantonnier" au traîneau (chasse-neige tiré par des chevaux), en passant par la massette à casser les cailloux, matériaux de base des routes de l'époque. Mais la liste est longue : pelles, pioches, faux, barres à mines, balais (anciens), dame à main en bois (servant à tasser le goudron), lampes à pétrole dont certaines clignotantes ! (un brevet belge). Clous de passages piétons*, d'îlots ou de bandes axiales (lignes blanches). Bornes kilométriques, pavés de rues, (certains provenant de Rome !) deux vieilles goudronneuses manuelles. Des instruments de mesures en laiton, en cuivre…, jalons, chaîne d'arpenteur, etc…   Des panneaux de signalisation ou directionnels de toutes les époques, dont certains (très anciens) en fonte remontant à l’époque de Napoléon III (qui créa la classification des routes), l’un d’entre eux porte l’inscription "route impériale". D'autres en tôle bombée ou en émail quadrillé, certains incrustés d' "yeux de chat" (grosses billes de verre permettant de les voir la nuit). Quelques-uns portent le nom de grandes marques automobiles, puisque la signalisation de l'époque était financée principalement par ces marques. Certains panneaux  sont en béton émaillé. Mais aussi du matériel de bureau de différentes époques : livres, catalogues, documents, plans, photos…

*Des clous de passages piétons (avec au centre, le clou d'un  rêve):

Parallèlement à cette collection, je possède une collection particulière de clous d'arpentage, clous d'îlots, d'axe de chaussée (aujourd'hui : lignes blanches) et de passages piétons.

A l'époque les îlots, l'axe de la chaussée, les passages piétons n'étaient pas matérialisés par des bandes de peinture comme ils le sont de nos jours. Ceux-ci étaient réalisés avec des clous spéciaux composés d'une tige d'ancrage scellée au sol et d'une tête de 8 à 12 cm de diamètre.

 Les passages piétons étaient délimités par deux rangées de gros clous (espacés de 30 à 50 centimètres) matérialisant ainsi l'endroit où devaient traverser les piétons. C'est de là que nous vient l'expression  "être (ou rester) dans les clous"!De ces clous j'en détiens une soixantaine :  en acier, en laiton ou en bronze, en aluminium, en verre, en bakélite, en caoutchouc… De toutes les couleurs, de toutes les formes, certains avec des motifs (parfois émaillés), d'autres avec des "yeux de chats" (billes de verre réfléchissantes). L'un d'entre eux frappé de l'écusson de la ville d'Annecy, un autre frappé d'une publicité…  

J'en possède quelques-uns en double, en triple voire plus… qui me permettent de faire des échanges pour enrichir cette collection insolite et rare.

Si vous en possédez, s'il vous plaît… contactez-moi !

Le "clou" du clou, plus qu'un rêve !

En effet au centre de cette collection très particulière, il en est un unique, inestimable, qui n'a jamais servi ! puisqu'il n'était qu'un des projets pour clouter les rues pavées du vieil Annecy. Cette oeuvre est signée par la main d'un grand sculpteur de Rumilly, Robert RAMEL qui après avoir lu dans la presse l'un des articles concernant ma recherche de clous s'est empressé de me contacter, de me le signer spécialement et de me l'offrir (même si sentimentalement cela lui coûtait…). Peu de temps après, on apprenait la disparition de ce grand homme, généreux, dont le nom est gravé sur la plus belle pièce de ma collection et son souvenir ému gravé dans ma mémoire. Merci Monsieur RAMEL…  

*De nombreuses expositions et articles de presse :

Les plus belles pièces de cette collection ont déjà fait l'objet de nombreux articles de presse (présentés dans ce blog), de présentations au public à l'occasion de diverses manifestations, réunions, assemblées générales, congrès, expositions, et en particulier :

- 4ème congrès de l'entretien routier à Grenoble,- Congrès national de la F.N.A.S.C.E.E. à St Etienne (en présence de M. Jean-Claude GAYSSOT ministre des transports),- Exposition sur le thème des métiers et du patrimoine de la D.D.E. à Valence,- Expositions des métiers de la route,- etc… 

*Enfin un "toit"… :

Les pièces de cette collection proviennent de toute la France, de Suisse, d'Italie… Elles m'ont été données, je dirais plutôt "confiées" par des particuliers, des entreprises, des communes, des subdivisions, par des personnes soucieuses de garder les traces de notre passé. Elles nous appartiennent donc à nous tous, mais surtout à notre passé et je m'en sens responsable…

Cette collection est patronnée par la F.N.A..S.C.E.E. (Fédération Nationale des Associations Sportives Culturelles et d'Entraide de l'Equipement). Jusqu'alors, les pièces étaient entreposées çà et là, au fil de mes mutations, sous des avants toits, dans les recoins, à mon domicile…

Récemment et grâce à l'intervention de l'ingénieur responsable du secteur où j'exerce mes fonctions, ce "musée" encore virtuel à trouvé un toit à Seyssel, dans un local appartenant au conseil général de la Haute-Savoie. Un événement qui marquera une date dans l'histoire de cette collection que je "promène" depuis bientôt 30 ans ! 

A ce jour, il ne manque plus qu'une reconnaissance officielle de la part d'une autorité (qu'elle soit nationale, régionale ou départementale), et ce afin d'assurer la protection de ces pièces, pour qu'elles puissent réjouir les yeux du grand public et deviennent le témoin de notre passé pour les générations à venir. Messieurs les représentants des autorités… n'hésitez pas, aidez-moi, contactez-moi !   

                                                                              Michel MAZZELLA 

                                                      ( pour me contacter : mick.et.mousse@wanadoo.fr )

Vous êtes le 58 162ème visiteur

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site